Le lendemain, vers dix heures, Tonio s'impatientait car Alexandra n'était toujours pas là : son réveil n'avait pas sonné. Tonio, inquiet, décida d 'aller la chercher à son domicile.
A mi-chemin, ils se rencontrèrent, elle s'excusa de son retard. Arrivés sur la place de la mairie, ils frappèrent à la porte qu'on leur avait indiquée, à côté de la pharmacie.
Un jeune homme leur ouvrit et Alexandra le reconnut. Elle l'avait croisé à la fête foraine. Ils étaient l'un à côté de l'autre dans un manège et avaient discuté. Alexandra se souvint qu'il s'appelait Maxou.
Elle lui demanda s'il n'avait pas perdu quelque chose d'important. Il lui demanda ce que c'était.
- Une lettre !
- Une lettre de quoi ?
- Une lettre d'amour, répondit Alexandra.
 
L'adorable jeune fille la lui montra. Il la prit, la lut et se mit à sauter partout. Maxou était heureux.
- Vous savez, c'est ma copine qui me l'a écrite, elle s'appelle Céline. Je pensais bien qu'elle était amoureuse de moi
Et il raconta ce qui lui était arrivé.
 
Deux jours plus tôt, en pleine répétition de théâtre, Céline avait glissé la lettre dans la poche de son manteau. Il n'y avait pas fait attention.
Le soir, à l'heure où il enfilait son pyjama, il s'était demandé où était cette lettre. Il avait fouillé dans sa poche à la recherche du petit papier qu'elle y avait glissé à la fin de la répétition. Rien ! Il n'y avait plus de lettre. Il était désolé de l'avoir égarée. Il ne l'avait même pas lue !
Il se dit qu'il avait changé de pantalon et que la lettre avait dû finir dans la machine à laver.
Tout paniqué, il avait fouillé de fond en comble dans sa chambre, dans la cuisine, à la cave. Il s'était couché en se disant " Demain je fais marche-arrière. Je vais revenir exactement sur mes pas et fouiller toutes les poubelles du coin. "
Le lendemain, il était retourné sur ses pas à la recherche de la lettre mais il ne l'avait pas trouvée. Il était désespéré. Au collège, Céline lui avait demandé s'il avait lu sa lettre. Il n'avait pas osé lui dire qu'il l'avait perdue. Il avait répondu " Ben oui ! ". " C'est tout ? " avait insisté Céline. Il avait répété " Ben oui." et la sonnerie avait retenti. A la fin des cours, ils étaient allés répéter la pièce de théâtre.
Céline était partie en coulisses pour le voir. Elle avait l'air en colère. Elle avait levé la main et lui avait mis une gifle. Maintenant, il comprenait pourquoi !
 
Retour début du roman
à suivre...
Résumé